Actualité

 

Conséquences de l’épidémie de coronavirus

 

Le contexte actuel complique passablement le quotidien de tout un chacun aussi bien sur le plan professionnel que personnel. Le Centre betteravier n’est pas épargné. Tout est mis en œuvre pour que la mise en place des essais variétaux soit assurée tout en respectant les restrictions actuellement en vigueur. La santé des collaborateurs et des agriculteurs partenaires, permettant la mise en place de ces essais étant primordiale, les essais ne seront pas implantés à n’importe quel prix.

 

Les activités de vulgarisation seront également impactées. Toutes les visites de culture « spéciales betteraves » ont été annulées jusqu’au 30avril. Les visites individuelles seront décidées au cas par cas en fonction du caractère « urgent » de la problématique. Tous ces éléments sont bien évidemment sous réserve de modifications des restrictions par les autorités cantonales ou fédérales.

 

Ne pas précipiter les semis

 

  

Actuellement la portance des sols, particulièrement les parcelles d’engrais verts est insuffisante. Le temps deviendra plus sec et plus chaud à partir de la mi-mars. L’emploi de glyphosate pour détruire les couverts n’ayant pas gelé doit se faire lors de températures douces et lorsque le risque de gelées nocturne sera terminé. Des tracteurs légers avec des roues jumelées et un pulvérisateur partiellement rempli peuvent aider à minimiser le tassement du sol. Les engrais verts ayant encore un fort développement nécessitent 4.5l/ d’herbicide total (le programme CER fédéral autorise une quantité maximale de 1,5l/ha de matière active).

 

Lors d’un ensoleillement intensif et des conditions venteuses, les premiers centimètres du sol se ressuient rapidement deviennent plus clairs. Naturellement ce processus s’opère de haut en bas et non l’inverse. Seul un test à la bêche permet donc de nous informer si le sol est suffisamment ressuyé en profondeur pour envisager un travail du sol. Si la terre colle et se « pétrit » dans la main il faut éviter de la travailler. La profondeur travaillée idéale correspondra au double de la profondeur de semis. Cela demande donc un réglage plat et en superficie des outils. La profondeur de semis idéale est de 2cm, sur un sol rappuyé. Un semis peu avant des précipitations intenses augmente le risque de battance. Si un labour doit être effectué, il est important de ne pas laisser le sol se dessécher. Il faut herser et semer le plus rapidement possible après le labour.

 

 

 

Norme de fumure

 

La fumure peut s’effectuer après le semis. Il n’est pas primordial d’effectuer la fumure de fond avant la préparation du sol. Ainsi les passages de semis peuvent être utilisés et éviter un tassement supplémentaire. Pour les exploitations sans bétail on recommande 80-100 unités d’azote (en 2 apports), 180kg de potasse, 50kg de phosphore et 40kg de magnésium. Sur des parcelles recevant régulièrement des engrais de ferme (fumier ou lisier) un apport de 20-40 unités d’azote après le semis suffit.

 

Les données actuelles de précipitations par lieu de mesure sont déjà enregistrées. Choisissez la station météo la plus proche de votre exploitation et indiquez les paramètres correspondants à votre parcelle. Le programme  calcule automatiquement la norme de fumure azotée.

 

 

 

 

 

 

 

Le sucre suisse est recherché - un film de la fédération suisse des betteraviers

 

 

 

Le betteravier romand II/2020