
Les betteraves sucrières poussent mal. Au stade initial de la maladie fongique, les plantes levées commencent à flétrir et tombent au sol. À un stade avancé, les racines principales et les tiges des cotylédons sont fortement rétrécies et prennent une couleur brune à noire. Au stade terminal, les voies de conduction de la plante sont interrompues et la plante meurt.
L’apparition du chancre des racines est favorisée par des sols acides (pH inférieur à 6,5), une rotation des cultures trop rapprochée et un développement juvénile généralement inhibé. Un semis extrêmement précoce ou tardif et un sol dont la structure est endommagée favorisent également le développement du champignon. De plus, la maladie a besoin d’une humidité suffisante du sol pendant une longue période pour se propager.
Les sols acides doivent être chaulés avant le semis des betteraves. Afin de limiter la pression fongique, il convient de respecter des intervalles suffisamment longs entre les cultures de betteraves sucrières. Les emplacements humides, sujets à l’envasement, doivent être évités. Un travail du sol doux, préservant la structure du sol, est une bonne condition préalable à la lutte contre le champignon. De plus, les semis ne doivent pas être trop profonds (environ 2 cm) et doivent être effectués à la période optimale (fin mars – mi-avril).
Le traitement des semences a un certain effet partiel contre le champignon. En cas d’infestation, les exploitations biologiques doivent attendre avant de procéder à l’éclaircissage afin de mieux distinguer les plantes saines des plantes malades.
