Betterave sucrière
Etat des cultures : la croissance se poursuit à un rythme soutenu permettant aux betteraves de conserver leur avance par rapport à une année normale (voir à ce propos les résultats du premier sondage de récolte en page…).
Le jaunissement du feuillage observé par endroit provient d’un problème d’alimentation de la plante dû à diverses causes. Même si actuellement aucune mesure ne permet de supprimer le phénomène, il vaut néanmoins la peine d’en rechercher les origines pour prévenir l’apparition de ce genre de problème à l’avenir.
Maladies du feuillage : dans les parcelles traitées il y a quatre semaines, une seconde application de fongicide devient nécessaire pour contenir une nouvelle propagation de la cercosporiose ou de la ramulariose. Pour empêcher l’apparition de souches résistantes, il faut changer de matières actives à chaque traitement. Ailleurs, on peut attendre que le seuil d’intervention (1 à 2 plantes malades par are) soit atteint pour pulvériser un fongicide.
Ravageurs : le colza étant également une plante hôte du nématode à kyste, il faut anéantir chimiquement ou mécaniquement toutes les repousses au stade 4-6 feuilles, soit au plus tard un mois après la récolte du colza.
Dans un assolement avec des betteraves, les repousses de colza ne doivent jamais être utilisées comme engrais vert spontané et gratuit.
Désherbage : lorsque l’arrachage manuel des mauvaises herbes levées tardivement devient trop laborieux, on peut envisager de les faucher juste au dessus du feuillage des betteraves pour réduire leur production de graines. En effet, plus le stock grainiers du sol est important plus la lutte contre les adventices devient difficile.
Montées à graines : pour éviter de contaminer le sol avec des graines de betteraves adventices, il faut éliminer toutes les hampes florales apparaissant avant la mi-août.
Ulrich Widmer
CBS, Grange-Verney |