Logo Fachstelle
betteraves sucrières
nouveauQui sommes-nous
BetteravesNewsletterPublicationsLiensContact

 

Centre betteravier suisse
Scheuerackerweg 22
3270 Aarberg
Tél. +41 32 392 47 47
Fax +41 32 392 56 60

Bureau régional romand
Grange-Verney
1510 Moudon
Tél. +41 21 557 99 09
Fax +41 21 905 68 94
Infotel 021 557 99 08
info@betterave.ch

Betteraves sucrières

Betterave sucrière : lutte contre la cercosporiose
La cecosposriose doit être combattue dès son apparition dans les betteraves. Une intervention trop tardive ne permet plus d’enrayer la propagation de cette maladie foliaire.

Les conditions précoces de cette année laissent craindre une apparition imminente de la cercosporiose dans les parcelles de  betteraves sucrières les plus exposées. Dès l’arrivée d’une météo estivale, la propagation va être rapide. Il est donc recommandé de surveiller les cultures de betteraves. Un contrôle hebdomadaire permet de déceler à temps les premiers symptômes de cette maladie foliaire. Lorsque le seuil d’’intervention de 1 à 2 plantes  par are présentant quelques taches est atteint, il faut  pulvériser un fongicide pour enrayer toute prolifération de la cercosporiose. La sensibilité accrue de quelques variétés récemment inscrites dans l’assortiment (voir betteravier romand I/2011) rend cette maladie foliaire particulièrement dangereuse.
Lorsque le premier traitement intervient trop tard, il n’est presque plus possible de maîtriser la maladie, même si l’on répète les applications de fongicides. Ce sont surtout les attaques précoces qui entraînent une baisse du rendement en sucre et donc, du revenu. En effet, la prolifération des taches sur le feuillage réduit non seulement la surface d’assimilation nécessaire à la fabrication du sucre, mais  provoque carrément la mort des feuilles. La betterave compense alors cette réduction du bouquet foliaire par la production de nouvelles feuilles en puisant dans ses réserves stockées dans le pivot. Par contre, une contamination tardive,  survenue peu de temps avant la récolte et n’ayant pas généré de nouvelles repousses, ne cause pas de pertes. Elle peut même contribuer passagèrement à une augmentation du taux de sucre.

Cycle de la cercosporiose. Les spores de la cercosporiose survivent sur le sol dans des résidus de feuilles de betteraves infestées. La pluie les projette sur le feuillage où elles germent, lorsque les conditions sont chaudes et humides. Le filament mycélien pénètre alors dans la feuille par l’ouverture d’un stomate et le champignon se développe à l’intérieur des tissus. Quelques jours après, apparaissent les taches caractéristiques, au centre desquelles on aperçoit, sur la face intérieure, un feutrage gris portant les nouvelles spores. Ces organes de multiplication sont à leur tour disséminés par le vent et la pluie propageant ainsi la maladie aux plantes environnantes. Ce cycle se poursuit alors de manière incessante tant que la température dépasse 17° C (optimum 27°) et que l’humidité reste élevée.

Zones à risques. En général, la cecosporiose se manifeste en premier aux emplacements ayant servi à l’entreposage des betteraves l’année précédente, ainsi qu’en bordure de champ avoisinant une parcelle cultivée en betteraves l’année d’avant. Le microclimat humide qui règne le long d’une haie, d’une forêt ou d’un cours d’eau est particulièrement propice à la prolifération de la cercosporiose.
La pression est plus forte dans les parcelles souvent cultivées en betteraves ou lorsqu’on applique des techniques de non labour. Les régions avec une forte concentration de betteraves sont également plus touchées. La cecosporiose se montre moins précoce et moins virulente à partir d’une certaine altitude où le climat est plus frais.   

Stratégie de lutte
Avant d’appliquer un fongicide, il est recommandé d’effectuer un contrôle de chaque parcelle de betteraves. On dénombre sur deux rangs et sur une longueur de 100 mètres (un are)  les plantes présentant des symptômes : opération à  répéter  cinq fois par parcelle.  Dès que le seuil d’intervention est atteint, il faut immédiatement protéger la culture.
Le traitement s’effectue toujours le matin avec un degré d’hygrométrie de > 70%, sur un feuillage  redressé et suffisamment ressuyé pour éviter le ruissellement des gouttes. Les fongicides pulvérisés durant la journée par  une température élevée ou le soir sur un feuillage flétri perdent la moitié de leur efficacité. Un volume d’eau d’au moins 300 litres par hectare et une pression suffisante pour mouiller le cœur des betteraves assurent une bonne répartition des produits.
Pour la première intervention, nous recommandons l’utilisation d’un fongicide contenant une triazole + une strobilurine, tel que : Agora SC 0.4 l/ha ; Allegro 1 l/ha ; AmistarXtra 1 l/ha ;Opus top 1.2 l/ha, Opera 1.3 l/ha. L’adjonction d’un adjuvant améliore l’adhésion et la répartition de la bouillie.
La durée d’efficacité du traitement est d’environ un mois suivant les conditions. Après ce délai, un nouveau contrôle permettra d’apprécier la nécessité d’une nouvelle intervention avec un produit contenant une matière active différente de celle utilisée précédemment. Le dernier délai pour l’application d’un fongicide se situe à 6 semaines de la récolte présumée.

 

Conclusions

Pour mener à bien une lutte ciblée, économique et efficace, l’engagement personnel du producteur est indispensable. C’est la situation dans les champs qui détermine le moment de l’intervention et non la date de traitement de l’année précédente ou toute autre habitude acquise au fil des ans. Mieux vaut traiter un peu trop tôt que trop tard, si l’on veut tenir sous contrôle la cercosporiose!

 

                                                                                              Ulrich Widmer
                                                                                      CBS, Grange-Verney

 

  Home   Contact copyright by Luisa Avato
Home